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Rochebloine lobbying et mensonge au service de l'Arménie

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Baku, 7 October 2017 – Newtimes.az

Un lobby arménien servi par des élus de la République sans complexes: le cas litigieux de François Rochebloine.

Dans un contexte géopolitique sensible, où l’islam est en prises avec ses démons, et où beaucoup chercheraient à assimiler islam et islamisme trop rapidement, il est proprement scandaleux que des anciens élus de la République tentent de déstabiliser un pays comme l’Azerbaïdjan, certes musulman mais séculier, en le faisant passer, pour leurs propres intérêts et lobbying, pour un pays islamiste. Car Bakou est bien tout sauf cela. Il est alors facile de jeter l’opprobre sur le seul pays oriental qui s’inscrive à la fois dans la laïcité et où donc pouvoir et religion sont bien séparées, et également dans un pays où toutes les minorités religieuses sont non seulement acceptées mais défendues.

Il est tout simplement suicidaire de la part des Arméniens d’essayer de déstabiliser le Caucase en diffusant une image totalement fausse d’un pays comme l’Azerbaïdjan, petite République stable et riche coincée entre de puissants voisins à ménager, à savoir la Russie, l’Iran, et la Turquie notamment, et qui n’a pour seul défaut apparemment que de vouloir défendre et son indépendance et son intégrité territoriale bafouée.

Il est d’autant plus dangereux par de grossiers amalgames dans un pays où la communauté musulmane est très importante comme la France, d’attiser le feu des Musulmans en résumant islam à islamisme. Car Rochebloine touche ainsi directement à la sécurité du pays en braquant les Musulmans de la sorte. Le contexte d’islamophobie latente dans l’hexagone s’y prête déjà malheureusement trop.

François Rochebloine a été député pendant près de 30 ans, de la 3e circonscription de la Loire. Depuis trois décennies, ses combats restèrent les mêmes au sein notamment de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale: la défense des chrétiens d’Orient tout à fait louable, soit, mais surtout des Arméniens. A l’origine de la reconnaissance légale du génocide arménien par la France votée en 2015, rien qui contrecarre les plans d’Erevan ne trouve grâce à ses yeux. Pas même, et surtout certainement pas dans la question de l’occupation du Karabakh azerbaïdjanais par l’Arménie, l’appel au respect du droit international, à travers le retrait des territoires occupés par l’Arménie depuis 1994 demandé par les Nations unies à travers 4 résolutions, et l’appel au dialogue par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, ainsi que le Parlement Européen. Longtemps président du groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée, mais également à l’origine du cercle France-Karabakh qui bafoue par sa vocation et son engagement l’intégrité même du territoire azerbaïdjanais, François Rochebloine compte bien, même s’il n’est plus député, ne pas s’arrêter là au risque même de paraître comme totalement immoral et à défendre des intérêts bien éloignés de ce qu’un ancien élu de la République devrait défendre. Par là même, il contrevient même aux intérêts de la France qui a des relations solides avec l’Azerbaïdjan notamment en matière de coopération économique.

Récemment, Rochebloine s’est fait tout aussi discret, après qu’une statue en faveur d’un nationaliste arménien, collaborateur nazi par ailleurs ayant servi sous le régime d’Hitler pendant la Seconde guerre Mondiale, ait été érigée récemment en Arménie. Comment rester silencieux? Rochebloine est prêt à cela et il y a fort à parier que la statue de Garegin Ter-Hayutyunan (de son surnom Njdeh), serve l’argumentation de l’ancien député soucieux de la défense de l’Arménie coûte que coûte. Même au prix de celui de la collaboration. Il faut reconnaître que "Njdeh» avait libéré Erevan du joug ottoman puis de la domination soviétique. Il mit toutefois à la disposition du Reich la légion arménienne qui comptait pas moins de 30000 hommes.

Même à l’époque où il n’était pas encore membre du Parlement, il contrevenait  déjà aux intérêts de la France, rencontrait sans complexes Viguen Tchitetchian (Ambassadeur d’Arménie) et Hovhannés Guévorkian (représentant de la « République » inconnue du Haut Karabagh en France) en suivant leur propre agenda. Il avait même prévu de lancer une campagne violente contre l’Azerbaïdjan en défendant l’idée que Bakou était favorable à l’Etat Islamique.

Dès que Rochebloine peut mener des campagnes de diffamation contre l’Azerbaïdjan, qu’il prend encore pour un sombre pays gangrené par l’obscurantisme et l’islamisme, l’ancien député est bien là. Comment un pays qui s’ouvre autant que l’Azerbaïdjan pourrait-il être qualifié d’islamiste en toute impunité et sans qu’aucun média puisse démentir? Comment un pays qui s’entend si bien avec les juifs et par voie de fait avec Israël avec qui les relations de coopération sont fondamentales, serait-il sous le joug islamiste? Comment un pays qui a financé la rénovation de nombreuses églises chrétiennes notamment en France tiendrait il un tel grand écart? Entend-on l’ancien député condamner l’organisation terroriste arménienne, Assala (Armée Secrète arménienne de libération de l’Arménie), qui avait orchestré l’attentat à la bombe à l’aéroport d’Orly du 15 juillet 1983 et fait 8 morts devant le comptoir de Turkish Airlines visant directement Ankara? Mais en revanche, il défend sans complexe Monte Melkonyan, militant politique et chef militaire arménien tué en 1993 lors de l’invasion du Haut-Karabakh en violant l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan! L’entend-on pour condamner la France dont il est un des élus, alors que Paris et Bakou ont des relations de coopération économique et militaire historiques? Oserait-il rappeler que depuis le 11 septembre 2001, Bakou participe à la guerre contre le terrorisme au sein de la coalition occidentale? Bien sûr que non.

Aujourd’hui l’Azerbaïdjan est un partenaire fiable de la France, ainsi que de l’Union Européenne dans la lutte contre la menace terroriste. L’Azerbaïdjan est un pays qui envoie des centaines de soldats et d’officiers, ainsi que du matériel militaire dans les forces de maintien de la paix de l’OTAN. Une centaine de militaires azerbaidjanais servent ainsi dans le groupe de maintien de la paix de l’OTAN en Afghanistan.

Mr Rochebloine devrait venir à Bakou. En effet, il suffit de s’y rendre pour voir qu’il n’y a pas une femme voilée, pas un homme dont la barbe pourrait prêter à confusion. Parce que Bakou, ville ultra-moderne courtisée par tous les architectes internationaux, inondée de toutes les grandes marques de prêt-à-porter occidental ayant favorisé l’émancipation de la femme, est bien la capitale d’un pays laïc, multicommunautaire, ouvert à toutes ses minorités.

Mais ça, Rochebloine n’en a cure, et continue de propager sa bonne parole, qui non seulement est fausse, mais en plus calomnieuse et sujette à préjudice pour l’image de l’Azerbaïdjan. Au point d’avoir même essayé d’envoyer une commission parlementaire pour témoigner de la «situation» en Azerbaïdjan. Projet qui a légitimement échoué. Il y a au moins une forme de justice en attendant que le droit international, les médias, les politiques se reprennent et prennent conscience de la manipulation de grande envergure qu’orchestre Erevan et sa diaspora depuis plus de vingt ans. François Rochebloine, n’est qu’un acteur de ce mensonge parmi tant d’autres.

Henri Fourcadis

Mediapart.fr

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